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Dernier train


Una reseña de Glaxo (Dernier train pour Buenos Aires, como se titula la traducción francesa) en Livres Hebdo.

Inconnu en France, Hernán Ronsino est sociologue et enseignant à l’université de Buenos Aires. Il est considéré comme l’un des phares de la “literatura actual” argentine. Ce que l’on comprend aisément à la lecture de Dernier train pour Buenos Aires, qui marque la naissance d’un nouveau genre, le “western-pampa”. L’historie court de 1959 à 1984, au gré des convulsions de la vie politique argentine, jusqu’an retour de la démocratie, en 1983. Et, même s’il n’en est pas explicitement question dans le roman, ce contexte y este présent, comme une menace: les jeunes gens essaient d’échapper au service militaire, et Folcada, le flic cocu, se reproche d’avoir participé, en juin 1956, au massacre de civils à José León Suárez, près de Buenos Aires.
Le pays réconcilié, la vie semble s’écouler paisiblement dans le petite ville anonyme dépeinte par Ronsino. Le seul événement marquant, c’est le passage d’un train, sur les voies construites par les ouvriers de la Glaxo, une companie pétrolière. Vicente Vardemann s’occupe de ses clients dans le salon de coiffure paternel, se demandant s’il ira ou non saluer sur son lit de mort Miguelito Barrios, qui fut son ami depuis l’enfance jusqu’à ce qu’une sombre affaire les fâche. Et bien sûr, il ságit d’une femme, Negra Miranda, qui affolait tous les hommes alentour, et que son mari, Folcada, finit par soupçonner de quelques infidélités…
C’est grâce à des chapites en flash-back, chacun donnant la parole à l’un des protagonistes de l’intrigue, qu’Hernán Ronsino nous contera cette affaire, cocktail de jalousie, trahison, vengeance et règlement de comptes. Tous le ingrédients traditionnels du western. D’ailleurs, dans leur jeunesse, Vicente et Miguelito étaient des fans Dernier train pour Gun Hill, l’un se prenant pour Kirk Douglas et l’autre imitant Johan Wayne, dans un duel imaginaire. Ils ignoraient alors que la vie allait les piéger à cause du machiavélique Folcada, pret à tout pour se venger de son infortune conjugale.
Ce bref roman est aussi brillant qu’énigmatique, truffé de références littéraires et cinématographiques, jamais exotique et, surtout, profondément original. On aimerait bien lire en français les autres livres d’Hernán Ronsino, notamment son premier romar, La descomposición.


Comentarios

genio! te felicito.
qué tapa más sexy.
beso, maRina
Felicitaciones, Hernán. Tengo Glaxo en mi poder y se merece una relectura. No me olvido que me debés algo, jaja. Te mando un abrazo grande.

Patricio.

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