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Perón, dans le rétroviseur

Hernán Ronsino.

Traduit de l’espagnol par René Solis


Samedi

La nuit avance vite

Barbecue sur la terrasse de chez O.C. Ciel étoilé. Il fait froid. Quelqu’un dit : «On ne se croirait pas à Buenos Aires.» Nous jouons aux cartes. La nuit avance vite. Un taxi me ramène à la maison. La fresque de Perón et d’Evita, peinte sur un mur près du parc Centenario, inspire le chauffeur de taxi. A 6 heures du matin, il me parle de Perón. Enthousiaste, il regarde dans le rétroviseur tout en me parlant. A chaque fois, c’est pareil, je mets un moment pour comprendre qu’il faut que moi aussi je regarde le miroir et pas sa nuque. Le chauffeur parle des Montoneros, de la dictature militaire de 1976. Il parle de ce pays violent. Quand j’arrive chez moi, le jour s’est levé.

Après-midi : Je parcours les stands de livres d’occasion du parc Centenario. J’achète le roman de Haroldo Conti que je n’avais pas. J’aime la logique des livres d’occasion. Ce sont eux qui tracent le véritable parcours littéraire. En dehors des chemins balisés du marketing. Ils sont là, ils attendent que le lecteur les choisisse, pour ces raisons mystérieuses qui nous font parfois sélectionner des livres et des auteurs que nous ne connaissons pas.

Soir : Réunion du groupe «En Ciernes» au bar Rio. Nous préparons le premier numéro d’une revue culturelle consacrée aux trains. Quelqu’un dit : «Mais comment se fait-il qu’on ne débatte pas publiquement aujourd’hui en Argentine de la disparition du système ferroviaire. En tenant compte, par exemple, du fait que la construction du chemin de fer a été à la base de la construction de l’Etat national.»

la crónica completa:

http://www.liberation.fr/chroniques/01012295208-per-n-dans-le-retroviseur

Comentarios

Hernán!
No entendí nada pero te felicito! -deben ser todas cosas buenas y lindas-
beso, marina

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Afinidades electivas, Por Beatriz Sarlo, en Ficciones argentinas, Mar Dulce Editora.
El narrador fue testigo casi involuntario de la muerte violenta de su mujer a quien encontró, bajo la ducha, con su hijo. Ocultó esa muerte, dijo que ella lo había abandonado y enterró el cadáver en la quinta donde vivían. Este episodio, que rearticula todo, no tiene una anticipación en las 128 páginas anteriores. La mujer, violada o amante (incestuosa), ha muerto cuando empieza La descomposición pero no se dice nada hasta esas páginas finales, excepto un indicio, al comienzo: “Ya es tiempo de levantar este luto”. Sería fácil señalar que Hernán Ronsino eligió un narrador que calla la escena crucial porque busca tensar el suspenso; o que ese narrador, dispuesto a levantar el luto, no recuerda la muerte hasta el final de la novela. Sin una anticipación fuerte, la idea de suspenso queda descartada, porque el lector no espera lo que nada le indica que va a suceder, ni desea saber más sobre un hecho que i…

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